Le référencement des sites d’entreprise, vu comme une affaire de contexte plutôt que de technique

Le référencement des sites d entreprise, vu comme une affaire de contexte plutôt que de technique

Le référencement des sites d'entreprise, vu comme une affaire de contexte plutôt que de technique

Je traîne sur les mêmes forums depuis quinze ans. La question qui revient le plus souvent n’a presque pas changé : « pourquoi mon site ne sort pas ? » On me la pose en commentaire, en message privé, parfois au détour d’un dîner. Et à chaque fois, je repense à un type croisé en 2019, patron d’une petite boîte de plomberie, qui avait claqué 4 200 euros chez un « expert » pour un site flambant neuf, superbement codé, invisible sur Google six mois plus tard.

Ce qui manquait ? Du contenu, tout simplement. Des pages qui répondent à des questions que personne ne se pose à part ses clients. Je lui ai conseillé de lire, entre autres, ce que publie referencement-site-entreprise.com : un blog d’actualités et d’informations qui décortique le référencement des sites d’entreprise sans vendre de recette miracle. Ça a changé sa façon de voir la chose. Il a arrêté de vouloir « optimiser » et s’est mis à raconter son métier.

Un site d’entreprise, c’est un lieu, pas un panneau publicitaire

Voilà mon opinion, et elle ne plaira pas à tout le monde : la majorité des sites d’entreprise sont des plaquettes PDF déguisées en pages web. Trois onglets, quatre photos de locaux vides, un formulaire de contact qui ne mène nulle part. Le référencement naturel, dans ces conditions, n’a rien à se mettre sous la dent. Un moteur de recherche classe des réponses à des intentions. Pas des vitrines.

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Le blog d’actualités et d’informations que j’évoquais plus haut insiste beaucoup là-dessus : l’actualité d’un secteur est une matière première. Un artisan chauffagiste qui documente les nouvelles normes énergétiques, une PME industrielle qui commente les hausses de tarifs de matières premières, un cabinet comptable qui explique les changements de fiscalité, tous ont un avantage que les agences ne peuvent pas copier : ils vivent le sujet.

La mise en contexte, moteur discret

C’est là que le blog de Christophe Bourseiller et le référencement se rejoignent, d’ailleurs. Son site à lui ne fait rien d’autre : prendre un fait, le replacer dans une histoire plus longue, donner du relief. Une actualité brute vaut zéro. Une actualité contextualisée vaut de l’or, parce qu’elle crée du lien entre des choses que personne n’avait rapprochées.

Les entreprises qui comprennent ça écrivent différemment.

Elles arrêtent de publier « nous avons obtenu telle certification » et commencent à écrire pourquoi cette certification existe, ce qu’elle change concrètement pour le client, ce qu’elle ne garantit pas non plus. Nuance, le mot est lâche, mais disons que ça respire davantage. Et Google, qui n’est pas stupide, repère les pages qui respirent.

Trois erreurs de contexte que je vois partout

  • Publier la même brève que tous les concurrents, le même jour, avec les mêmes mots, une news recyclée sans angle ne classe rien.
  • Parler de soi au lieu de parler du problème du lecteur, ce qui revient à écrire pour son miroir.
  • Traiter l’actualité de son secteur comme une corvée annuelle, alors qu’un rythme régulier, même modeste, bat un coup d’éclat tous les deux ans.
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J’ajouterais un quatrième travers, plus insidieux : croire qu’un bon référencement se joue sur la page d’accueil. Non. Il se joue sur les pages profondes, celles qu’on atteint après trois clics, là où quelqu’un a posé une question précise à onze heures du soir.

Ce que l’actualité apporte que la page produit n’apportera jamais

Une page produit dit ce que vous vendez. Une page d’actualité dit ce que vous comprenez. La différence est énorme pour un moteur de recherche qui cherche à évaluer l’expertise d’un domaine. Je prends un exemple concret : une entreprise de matériel médical qui publierait chaque mois un décryptage des évolutions réglementaires de son secteur deviendrait, en un an, une source citée par d’autres professionnels. Les liens arriveraient presque tout seuls.

Presque. Il faut quand même un peu de méthode, un peu de patience, et une capacité à écrire des choses désagréables pour son propre camp de temps en temps. C’est ce qui distingue une publication crédible d’un communiqué déguisé.

Le blog de référencement en question ne fait pas autre chose : il suit l’actualité du secteur, la remet dans son contexte, et laisse le lecteur en tirer ses conclusions. Rien de spectaculaire. Juste du travail éditorial honnête, ce qui, dans un domaine envahi par les promesses de croissance à deux chiffres, est déjà beaucoup.